Depuis cet été, un des axes d’entrée de la Ville de Liège a complètement changé de visage : l’ancienne autoroute A25, située entre le pont-barrage de Monsin et le pont Atlas, a été transformée en boulevard urbain avec de nouveaux accès à la zone multimodale de Bressoux. Ce projet, qui s’intègre pleinement dans le PUM (Plan Urbain de Mobilité) de l’agglomération liégeoise, permet d’apaiser la mobilité motorisée, d’offrir une infrastructure dédiée aux modes actifs et de verduriser la zone. Après un peu plus de 3 années de travaux, ce projet d’envergure a été inauguré ce matin par la SOFICO et l’ensemble des partenaires de cette réalisation.

Le Plan Urbain de Mobilité (PUM) de Liège adopté en 2019 a été construit pour donner suite au constat, confirmé par plusieurs études, d’un engorgement de la mobilité à Liège si rien n’était mis en place en termes d’alternatives efficaces à la voiture individuelle. S’inscrivant dans cette dynamique, il a été décidé de redessiner entièrement l’accès nord-est de la Ville pour accompagner cette métamorphose de la mobilité dans la Métropole.

Les travaux, ont porté sur un tronçon de 2 km, pour requalifier cette portion d’autoroute A25 située entre le pont-barrage de Monsin et le pont Atlas, en boulevard urbain et pour permettre l’accès à la zone multimodale de Bressoux. Ils ont débuté en mars 2022 et ont été achevés à la fin du mois de juin 2025 (configuration routière terminée fin 2024, aménagements cyclo-piétons côté Meuse jusque fin juin 2025).
L’autoroute A25 préexistante disposait de 2×2 voies avec bande d’arrêt d’urgence. Cette autoroute était longée par l’avenue Georges Truffaut disposant de 2×1 voie, de l’autre côté, par la Meuse.

Les coffres de l’A25 et de l’avenue Georges Truffaut ont été démolis afin d’y implanter les nouvelles voiries. Aujourd’hui, la zone est constituée de deux voies en sortie de ville et d’une voie en accès de ville, avec une vitesse maximale limitée à 50 km/h.
L’avenue de Jupille est connectée aux nouveaux aménagements à l’aide d’une nouvelle trémie. Cet ouvrage s’avère nécessaire afin de respecter les contraintes de mobilité en entrée et sortie de ville. Elle présente un carrefour à feux en surface.

L’avenue de Jupille est connectée aux nouveaux aménagements à l’aide d’une nouvelle trémie. Cet ouvrage s’avère nécessaire afin de respecter les contraintes de mobilité en entrée et sortie de ville. Elle présente un carrefour à feux en surface.
Le nouveau boulevard est également connecté à la rue de Droixhe, vers la zone multimodale, par la création d’une nouvelle voirie, la rue Suzanne Clercx (dans le prolongement de la rue Suzanne Clercx préexistante).


Côté bâti et côté Meuse, des pistes dédiées aux vélos et aux piétons ont été construites. La piste côté Meuse présente une largeur de 3 mètres pour les cyclistes et de 1,50 mètres pour les piétons. Celle côté bâti, une largeur de 2,50 mètres pour les cyclistes et de 1,50 mètres pour les piétons.

Des alignements d’arbres, de différentes essences, ponctuent et structurent les aménagements. Les zones comprises entre les espaces circulés sont plantées de couvre-sols ou engazonnées.
Au total, on compte :
Cet ouvrage, qui présente une longueur de 295 mètres est ouvert à la circulation depuis le mois de juin 2024.

Un travail conséquent a été mené pour la construction des futures voiles (murs) de l’ouvrage. Ces derniers retiennent les terres et assurent l’étanchéité de celui-ci. Pour ce faire, et compte-tenu de la largeur de chantier disponible (maintien de de la circulation dans chaque sens), c’est la technique de pieux sécants qui a été retenue, à savoir deux murs de plus de 370 pieux chacun, emboités les uns dans les autres, sur une longueur de 300 mètres par voile. Ces pieux présentent, en fonction de l’endroit, un diamètre de 63 ou de 88 cm. Un pieu sur deux est armé (armatures métalliques). La stabilité et l’étanchéité de l’enceinte sont assurées en fichant la structure au sein de la roche.
Après la réalisation des parois de pieux sécants, la dalle de toiture a été réalisée sur sol. Ensuite, le terrassement a été effectués (14.000m3) avec en parallèle la construction à l’avancement du radier (dalle de sol) de la trémie.
L’installation des équipements et la pose des revêtements ont marqué la fin des travaux du nouvel ouvrage.
Les voiles de la trémie sont recouverts d’un bardage de type « écrans acoustiques », de manière à limiter la réverbération du bruit et donc les nuisances vis-à-vis du voisinage plus ou moins proche.

Un bassin de récolte des eaux de pluie de 150m³ est aménagé sous l’ouvrage pour recueillir les eaux pluviales. Les eaux sont rejetées dans la Meuse via un système de pompage.
Ce projet représente un budget global de €22,71 millions HTVA dont :
Il a été réalisé en collaboration avec le partenaire technique de la SOFICO : le SPW Mobilité et Infrastructures, maître d’oeuvre.
Le bureau greisch a été en charge des études techniques pour la réalisation de ce projet.
Le marché public de génie civil a quant à lui été remporté par l’association momentanée Galère-AB Tech.