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Contrôle d’accès 3.0 : l’avenir de la biométrie
Un scan des vaisseaux sanguins et des nerfs situés à l’intérieur de la paume de la main est traduit en une clé d’identification unique grâce à la 3D et à la géométrie triangulaire de 5 millions de points de référence

Contrôle d’accès 3.0 : l’avenir de la biométrie

Le contrôle d’accès biométrique n’est plus une curiosité depuis longtemps. Les scans d’empreintes digitales et la reconnaissance de l’iris ont déjà fait leur apparition ces dernières années dans de nombreux immeubles de bureaux, aéroports, centres de données, etc. Pourtant, ces dispositifs de sécurité apparemment ultra-fiables ne sont pas infaillibles à 100%, car ils reposent sur une caractéristique visuelle, en théorie reproductible. Même si les personnes mal intentionnées doivent faire preuve d’une grande ingéniosité pour les contourner, les abus ne peuvent être totalement exclus. C’est pourquoi on mise beaucoup sur le développement de techniques biométriques qui vont encore plus loin. L’idée sous-jacente est la suivante : ce n’est pas ce que vous montrez qui importe, mais qui vous êtes vraiment…

Ceux qui fréquentent le Corda Campus à Hasselt y sont peut-être déjà habitués, mais pour beaucoup d’entre nous, le contrôle d’accès semble relever de la science-fiction. Il repose en effet sur un scan infrarouge des vaisseaux sanguins et des nerfs situés à l’intérieur de la paume de la main, qui est traduit en une clé d’identification unique grâce à la 3D et à la géométrie triangulaire de 5 millions de points de référence. Alors que la plupart des systèmes de reconnaissance se concentrent sur les caractéristiques physiques externes et restent donc par définition superficiels, ce concept innovant va littéralement en profondeur pour vérifier l’identité d’une personne. Ultra-sécurisé, ultra-rapide, sans contact et hygiénique ! Un projet pilote est d’ailleurs en cours pour permettre aux gens de payer uniquement avec leur paume, ce qui pourrait changer la donne sur les grands sites ou lors d’événements de masse tels que les festivals et les concerts.

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La biométrie comportementale est encore plus subtile. L’identification se fait alors sur la base, par exemple, du style de marche ou des schémas de mouvement.

Des innovations prometteuses

Cette histoire s’inscrit dans une tendance plus large : la biométrie vasculaire. La reconnaissance des veines des doigts ou du poignet gagne également du terrain, en particulier dans les environnements où la sécurité est la priorité absolue : laboratoires, établissements de santé, bases militaires, infrastructures critiques… Comme le scanner infrarouge lit les motifs internes, la résistance au spoofing augmente. Une autre innovation prometteuse est la reconnaissance faciale avancée avec ce qu’on appelle la « détection de vivacité ». Elle repose sur un scan facial 3D avec mesure de profondeur, combiné à la détection de micro-mouvements (clignement des yeux, texture de la peau, chaleur corporelle…). La biométrie comportementale est encore plus subtile. L’identification se fait alors sur la base, par exemple, du style de marche ou des schémas de mouvement. Même la biométrie cardiaque ou ECG fait son apparition dans les milieux de recherche. La signature électrique du cœur s’avère en effet aussi unique qu’une empreinte digitale. Et qui sait si, à l’avenir, nous passerons à la comparaison d’ADN via la salive ou les cellules cutanées ?

Ce que beaucoup de ces nouveaux développements (potentiels) ont en commun, c’est leur caractère multimodal. L’avenir du contrôle d’accès réside davantage dans une combinaison de différentes méthodes que dans une technologie unique et infaillible, sans pour autant perdre de vue la facilité d’utilisation. En effet, ces systèmes doivent non seulement rendre les bâtiments et les environnements plus sûrs, mais aussi plus facilement accessibles. C’est pourquoi ils doivent de préférence être invisibles et sans contact, voire sans friction.

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Une autre innovation prometteuse repose sur un scan facial 3D avec mesure de profondeur, combiné à la détection de micro-mouvements (clignement des yeux, texture de la peau, chaleur corporelle…).

Pas un simple gadget

Tout cela semble toutefois plus simple qu’il n’y paraît, car il y a aussi des réserves. La complexité technique sous-jacente est énorme et soulève plusieurs questions importantes (infrastructure informatique lourde, intégration avec les systèmes de contrôle d’accès existants, sécurité incendie, procédures d’évacuation, scénarios en cas de panne de courant ou de problèmes de réseau, etc.). En outre, une cybersécurité infaillible est cruciale, car les fuites de données peuvent avoir des conséquences désastreuses. On peut changer un mot de passe, mais pas un scan de la paume de la main ou des veines. Enfin, il y a le facteur humain : tout cela ne doit pas paraître trop intrusif, au risque de susciter une résistance et une aversion.

Il reste donc à voir si et dans quelle mesure les innovations susmentionnées seront mises en pratique. Mais ce qui semble déjà certain, c’est qu’à l’avenir, le contrôle d’accès ne se limitera plus à l’installation d’un simple lecteur ou scanner à côté de la porte. La biométrie avancée a un impact direct sur la conception et l’exploitation ultérieure (circulations, zones d’entrée, réseaux de données, locaux techniques, etc.). Quiconque réfléchit aujourd’hui à des projets tournés vers l’avenir a donc tout intérêt à ne pas la considérer comme un gadget, mais comme une partie intégrante du projet de bâtiment ou d’environnement. 

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