La vitesse supérieure en matière de mobilité durable
Renault Trucks souhaite réinventer le transport et déploie donc une série de plans ambitieux en matière de décarbonisation et d’économie circulaire. La marque française renforce ainsi la stratégie qu’elle a mise en place il y a dix ans. Celle-ci vise non seulement à réduire considérablement les émissions de CO2 et à améliorer la qualité de vie dans les zones urbaines, mais aussi à utiliser les matières premières de manière judicieuse. Et cela se traduit même par une réduction des coûts pour le client final.

Plus des trois quarts du flux de marchandises en Europe transitent encore par la route, et 97% des camions roulent au diesel. Cela représente environ 6% de l’empreinte carbone totale de l’Europe. Renault Trucks estime donc que le camion du futur ne doit plus être exclusivement propulsé au diesel, ni – à tout prix – flambant neuf. La marque travaille activement à la mise au point d’alternatives qui contribuent à une logistique à faible émission de carbone, en s’appuyant sur des camions déjà disponibles aujourd’hui et dotés d’une autonomie impressionnante.
Renault Trucks adopte une approche globale. En collaboration avec des partenaires logistiques, l’entreprise cherche à optimiser les flux de transport, à regrouper les itinéraires et à développer des solutions multimodales. Tout cela s’inscrit dans un calendrier strict mais clair : d’ici 2030, la moitié de tous les camions vendus devront être électriques. Dans un deuxième temps, d’ici 2040, le constructeur français de camions souhaite abandonner complètement les combustibles fossiles.
Un aspect moins connu, mais non négligeable, est que Renault Trucks s’engage fermement en faveur d’une gestion circulaire. Le constructeur souhaite ainsi apporter une réponse pertinente au triple défi que représentent la neutralité climatique, la raréfaction des matières premières et la pénurie de composants. L’objectif est de régénérer, de réutiliser et de réintégrer les pièces dans la chaîne de production. Cela permet de prolonger la durée de vie et la valeur des camions sans perte de qualité. Et grâce à leur prix plus bas, ces composants rendront le coût total de possession plus avantageux.
Le point de départ reste toutefois l’offre de camions électriques, qui, avec une gamme de 16 à 44 tonnes (hors camionnettes), est actuellement l’une des plus larges du secteur. Ces véhicules sont conçus et construits sur des sites français et sont livrés, si nécessaire, avec des configurations sur mesure, une infrastructure de batterie et de recharge, la maintenance et le financement. Le transporteur bénéficie ainsi d’une solution complète.


La gamme comprend notamment les modèles E-Tech D et D Wide pour la distribution et la collecte des déchets, et les modèles E-Tech C et T pour la construction et le transport régional. Des secteurs très variés, dans lesquels ces véhicules font déjà leurs preuves au quotidien. Ils ont en commun leur fonctionnement silencieux et sans émissions, qui ouvre de nouvelles possibilités pour les livraisons de nuit, l’accès aux zones à faibles émissions ou la compatibilité avec les appels d’offres exigeant un transport sans carbone.
La pièce maîtresse du showroom est le nouvel E-Tech T. Grâce à l’intégration d’un essieu électrique innovant (e-axle), qui regroupe les moteurs et la transmission, le camion peut transporter plus de batteries sans perdre en capacité de charge. Le résultat impressionnant est que l’E-Tech T atteint une autonomie de 600 kilomètres avec une seule charge.
Selon Emmanuel Duperray, vice-président senior électromobilité chez Renault Trucks, cette étape est cruciale pour la poursuite de la percée du transport électrique longue distance. « Associée au déploiement d’un réseau européen de chargeurs haute puissance, notamment via la joint-venture Milence, elle devrait permettre d’atteindre une équivalence opérationnelle avec le diesel », explique Emmanuel Duperray.
Dans le même temps, le dirigeant souligne qu’il ne s’agit pas d’une course à la taille des batteries. En effet, des batteries trop grandes augmentent les coûts et l’impact environnemental. C’est pourquoi le constructeur aide ses clients à adapter la capacité de la batterie à l’utilisation réelle grâce à des simulations et des conseils.