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Préparer le terrain pour la nouvelle tour d’hospitalisation

Préparer le terrain pour la nouvelle tour d’hospitalisation

Avant que la future tour d’hospitalisation des Cliniques universitaires Saint-Luc puisse sortir de terre, un important travail doit être mené… sous terre. Dans le cadre de la reconstruction du site, Franki Foundations intervient dans différentes zones avec plusieurs techniques de soutènement et de fondations spéciales. Particularité du chantier : ces opérations se déroulent au cœur d’un environnement hospitalier qui reste pleinement opérationnel.

Une succession de soutènements

Le projet HospitaCité englobe notamment la construction d’une nouvelle tour d’hospitalisation et la rénovation du socle médico-technique existant.

Dans le cadre des travaux préparatoires confiés à l'entreprise Jacques Delens, Franki Foundations prend en charge une série de soutènements destinés à préparer la future fouille. « L’idée est de préparer la cuve pour le gros chantier qui viendra après, celui de la construction du nouvel hôpital », résume Etienne Delheusy, Project Manager chez Franki Foundations.

Les interventions ont débuté en novembre 2025. Une première paroi de pieux sécants a permis de créer un nouvel accès au parking existant, l’ancien se trouvant dans l’emprise des futurs travaux. Une paroi clouée a ensuite été réalisée en remplacement d’un mur de soutènement en L préfabriqué. Cette variante a permis de limiter les terrassements en talus et d’éviter l’abattage de plusieurs arbres.

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Composer avec un hôpital en activité

D’autres interventions se sont succédé : deux fouilles blindées de six à sept mètres de profondeur dans un sous-sol existant, une paroi clouée le long de l’avenue Hippocrate et des reprises en sous-œuvre de bâtiments et ouvrages existants.

La difficulté ne réside pas uniquement dans la technique. Une grande partie de l’hôpital continue en effet à fonctionner à proximité immédiate. Cette situation influence directement les méthodes d’exécution. « Là où on aurait pu réaliser une paroi berlinoise, on ne peut pas le faire parce que les blocs opératoires sont très sensibles aux vibrations », explique Etienne Delheusy.

Les travaux en sous-sol ont imposé d’autres précautions. Les zones d’intervention se trouvent notamment à proximité de quais utilisés pour l’approvisionnement de l’hôpital. Les fouilles ont dès lors été mises en dépression afin d’éviter la propagation des poussières. Certaines opérations de bétonnage ont également dû être organisées en dehors des heures d’activité, avec contrôle du taux de monoxyde de carbone.

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Des parois moulées jusqu’à l’argile

La phase la plus importante concerne une zone d’environ 50 mètres sur 170. Des parois moulées doivent y être réalisées afin de permettre le terrassement des futurs sous-sols. Celles-ci descendront jusqu’à la couche d’argile, de manière à permettre le rabattement de la nappe phréatique pendant les excavations.

L’opération représente également un enjeu logistique. « Il n’est pas évident d’amener 7000 à 8000 m³ de béton et des cages d’armature de 20 mètres de longueur à cet endroit », souligne le Project Manager. La différence d’environ dix mètres entre l’avenue Hippocrate et l’avenue Mounier complique encore l’organisation. Les plateformes doivent être suffisamment larges et stables pour accueillir les machines, tout en étant préparées successivement afin d’assurer la continuité des opérations.

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Des exigences de calcul renforcées

À ces contraintes s’ajoutent des exigences structurelles propres au futur bâtiment hospitalier. Alors que de nombreux ouvrages relèvent habituellement de la classe de conséquence CC2, les structures concernées sont ici calculées en CC3. Des coefficients de sécurité supplémentaires doivent donc être appliqués aux pieux sécants et aux parois moulées, conformément au cahier des charges et aux prescriptions du bureau d’études Sweco et du bureau de contrôle SECO.

Certaines reprises en sous-œuvre atteignent par ailleurs 15 mètres de profondeur. Elles doivent prolonger les fondations des constructions existantes jusqu’au niveau nécessaire pour permettre les futurs terrassements. « Cela nous oblige à terrasser quinze mètres de profondeur à la main », précise Etienne Delheusy.

Les travaux de Franki Foundations devraient se poursuivre jusqu’après l’été 2027. Une étape souterraine et largement invisible à terme, mais indispensable avant que la nouvelle tour d'hospitalisation puisse prendre forme.

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