En Belgique, le Code de la route reste la base légale pour les signaux routiers et les marquages. Depuis la 6e réforme de l’État, certaines compétences (notamment en matière de signalisation, limitations locales, aménagements routiers) sont transférées aux régions. En Wallonie, l’arrêté du Gouvernement wallon du 16 décembre 2020 institue ainsi des règles propres pour la signalisation des chantiers et obstacles sur la voie publique. Cet arrêté a été modifié par l’AGW du 6 juin 2024 ajustant et précisant certaines dispositions (balisage renforcé selon les catégories de chantiers, dispositifs lumineux, répétitions de signaux, etc.). L’objectif est d’assurer une sécurité maximale sur les chantiers, tant pour les personnes qui y travaillent que pour les usagers de la route.
Hélas, on constate encore des imprécisions dans certains cahiers des charges, avec pour conséquence que certains entrepreneurs continuent à utiliser des panneaux sans encadrement périphérique en lieu et place du modèle G2000, obligatoire actuellement pour les seules routes régionales. Sans cadre, le panneau est tranchant et peut blesser un usager ou un ouvrier s’il se détache de son support. De même, l’AGW du 16/12/2020 (art. 8) impose un vinyle réfléchissant de type 3 sur les panneaux de chantier, pour une meilleure réflectivité. Certains omettent cette imposition, visant le moindre coût. Pourtant, des contrôles sont régulièrement menés par le SPW, qui va jusqu’à fermer des chantiers qui ne seraient pas en ordre ou mettre l’entrepreneur à l’amende pour non-conformité.
Le support passif est un autre exemple de mesure imposée dans le cadre de chantiers menés pour le SPW pour diminuer le risque de dommages trop importants en cas d’accident. Tous les panneaux doivent être placés sur des supports passifs qui, en se désolidarisant de leur scellement, contribuent à réduire les risques de dommages en cas de choc. Le poteau habituel en acier est considéré comme passif jusque 89 mm de diamètre. Au-delà, il doit présenter des performances spécifiques de sécurité passive.
Pour conclure sur une note positive : un nombre croissant d’entreprises de voirie se sentent de plus en plus concernées par la sécurité sur chantier, n’hésitant pas à investir dans le renouvellement régulier de leur stock de panneaux. Certains entrepreneurs mettent un point d’honneur à n’utiliser que des panneaux, balises et barrières aux normes, conscientes de l’importance de l’enjeu. Ces entreprises ouvrent la voie à des chantiers plus sûrs. N’hésitez pas à leur emboiter le pas !