Dans le secteur de la construction, la certification ne se limite pas à vérifier la conformité d’un produit. Elle constitue aussi un outil de confiance entre fabricants, prescripteurs et utilisateurs finaux. PROCERTUS intervient notamment dans le marquage CE et la certification BENOR du béton, ses matières premières et l’acier de construction. Deux dispositifs complémentaires, comme l’explique Claude Ployaert, Certification Cluster Manager et Certification Expert chez PROCERTUS.
Lorsqu’un produit de construction relève d’une norme européenne harmonisée, le marquage CE est obligatoire. Il permet sa libre circulation sur le marché européen et atteste sa conformité aux performances déclarées par le fabricant pour ses caractéristiques essentielles. Selon le système d’évaluation applicable, l’intervention d’un organisme notifié peut également être requise. PROCERTUS remplit ce rôle dans ses domaines d’activité.
La certification BENOR est, quant à elle, volontaire. « Il ne faut pas opposer les deux systèmes : ils sont complémentaires », souligne Claude Ployaert. BENOR apporte une valeur ajoutée en couvrant l’ensemble des documents normatifs applicables en Belgique, qu’il s’agisse de normes européennes, de normes belges ou de prescriptions techniques (PTV).

La certification BENOR repose sur une concertation entre tous les acteurs du secteur de la construction. Ensemble, ils définissent les règles de certification répondant aux besoins du marché belge.
Cette approche sectorielle est essentielle à la confiance recherchée. « BENOR est une marque de conformité à l’ensemble des spécifications locales belges », résume Claude Ployaert.
PROCERTUS en assure ensuite la mise en œuvre dans ses domaines d’activité. Cela comprend notamment un contrôle externe indépendant. Pour les prescripteurs, cette vérification externe constitue avant tout un instrument de gestion des risques. Prescrire des produits certifiés permet de s’appuyer sur une conformité contrôlée aux spécifications techniques. À défaut, des procédures de réception technique préalable peuvent s’avérer nécessaires. Celles-ci mobilisent cependant du temps et des moyens, tant pour le maître d’ouvrage que pour l’entrepreneur.
« La certification BENOR permet d’éviter des procédures de réception technique préalable et des essais avant mise en œuvre, qui peuvent être compliqués et coûteux », précise Claude Ployaert. Pour l’entrepreneur, la plus-value réside donc également dans une simplification du contrôle des produits destinés au chantier.

Pour le fabricant, la certification fournit une évaluation indépendante de la conformité et une surveillance continue du processus qualité. Elle renforce ainsi la confiance des clients et peut faciliter l’accès aux marchés dont les cahiers des charges imposent ou prévoient des produits certifiés.
Cette fonction prend une importance particulière alors que le secteur multiplie les innovations liées à la circularité, aux matériaux recyclés et à la réduction de l’empreinte carbone. La certification contribue alors à vérifier que ces évolutions restent compatibles avec les performances et l’aptitude à l’emploi attendues. « En un peu plus de 30 ans dans le béton, je n’ai jamais vu autant d’innovations que ces dernières années », constate Claude Ployaert. Dans un paysage technique en mutation, la certification devient ainsi un repère commun pour l’ensemble de la chaîne de construction.
PROCERTUS, en collaboration avec les asbl COPRO, FEBE et BENOR et avec le soutien des pouvoirs publics et des fédérations ADEB-VBA, EMBUILD, FEGC, MOBIWALL et VLAWEBO, propose d’aller à la rencontre des professionnels avec un webinaire consacré à la valeur ajoutée de BENOR dans le secteur de l’infrastructure.
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