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COPRO en Wallonie – Certification, sécurité et durabilité des infrastructures routières

Comment garantir des infrastructures routières plus sûres, plus durables et de meilleure qualité en Wallonie ? Dans cet épisode de Construire la Wallonie, Stéphanie Diaz Cuenca reçoit Bernard Cornet et Stéphane Baguet de COPRO. Ils expliquent le rôle de la certification et du contrôle indépendant dans le secteur de la construction, de la qualité des marquages routiers aux granulats recyclés, en passant par la réduction des émissions de CO2, la traçabilité des terres excavées et la transformation numérique. L’épisode aborde également les outils DIGILAB et MYCOPRO, l’utilisation de l’intelligence artificielle et le rôle de COPRO dans l’harmonisation des pratiques et la confiance entre producteurs, entrepreneurs, pouvoirs publics et citoyens.

Transcript

[00:01] Bienvenue et état des routes en Wallonie
Stéphanie Diaz Cuenca: Bonjour à tous et bienvenue dans Construire la Wallonie et ce nouveau podcast réalisé avec la participation de COPRO. En Wallonie, l’état des routes fait régulièrement débat, vous le savez. Les citoyens sont exigeants, et à juste titre, lorsqu’il s’agit de la qualité, de la sécurité et de la durabilité des infrastructures qu’ils utilisent chaque jour.
[00:20] La chaîne de qualité
Stéphanie Diaz Cuenca: Derrière ces infrastructures se cache toute une chaîne de qualité. Et justement, COPRO intervient précisément à ce niveau-là. Pour en parler, j’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Bernard Cornet, Business Development Brussels/Wallonia, et Stéphane Baguet, Certification & Inspection Manager chez COPRO.
[00:34] Présentation de COPRO
Stéphanie Diaz Cuenca: Alors, pardonnez-moi mon accent anglais, j’espère que c’était bien prononcé. Première question pour vous, Bernard. Est-ce que vous pourriez nous présenter très brièvement COPRO ? Quelle est sa mission ? Comment cet organisme est-il né ?
[00:46] L’origine de COPRO
Bernard Cornet: Eh bien, COPRO est né il y a plus de 40 ans d’un besoin concret inscrit dans le cadre des marchés publics. Il faut savoir qu’au niveau des marchés publics, il y a une obligation pour les maîtres d’ouvrage de contrôler la qualité des produits qui sont amenés au niveau des chantiers et qui vont être mis en œuvre.
[01:03] Les difficultés du contrôle
Bernard Cornet: Et on se rend compte que ce n’est pas toujours chose évidente en fonction du type de produit, en fonction des différentes conditions. Et au niveau pratique, il y avait pas mal de choses à revoir.
[01:16] Le contrôle de la production
Bernard Cornet: D’où l’idée de faire des contrôles au niveau de la production, dans le cadre de la chaîne de production, et ainsi de vérifier que la qualité des produits qui étaient acheminés jusqu’au chantier était correcte.
[01:34] Un organisme indépendant
Stéphanie Diaz Cuenca: Alors, de ce que je comprends, on parle ici d’un organisme indépendant.
[01:40] L’importance de l’indépendance
Stéphanie Diaz Cuenca: Stéphane, pourquoi le regard d’un tel organisme indépendant et impartial est-il si important pour garantir la confiance dans les infrastructures qu’on utilise au quotidien ?
[02:05] Impartialité, neutralité et indépendance
Stéphane Baguet: […] grands piliers qui sont l’impartialité, la neutralité et l’indépendance. Donc, on estime que c’est essentiel de vérifier, je vais dire, la qualité des produits selon, en background, ces trois grands piliers.
[02:22] Le respect des règles
Stéphane Baguet: Et donc, on ne définit pas les règles du jeu, mais on vérifie que ces règles du jeu soient respectées.
[02:28] Confirmation
Stéphanie Diaz Cuenca: C’est ça.
[02:29] La vérification des prescriptions
Stéphane Baguet: Tout à fait. Donc, je vais dire, ce que les administrations, ou en tout cas ce que les prescripteurs décident de ce que doit être un bon produit pour une infrastructure routière, on va vérifier que ces prescriptions et ces critères objectifs sont effectivement atteints.
[02:45] Un constat de ce qui est livré
Stéphane Baguet: Donc on essaie de donner un constat, une photo de ce qui est réellement livré ou ce qui aurait dû être attendu.
[02:54] Le contrôle qualité
Stéphanie Diaz Cuenca: On peut dire que c’est un peu un contrôle qualité ?
[02:57] Des contrôles encadrés
Stéphane Baguet: C’est un contrôle qualité, effectivement. Donc ces contrôles ne se font pas n’importe comment. Il y a des règles définies, il y a des normes à respecter.
[03:08] La validation des résultats
Stéphane Baguet: Notamment respectées pour que le résultat soit validé. Donc ce n’est pas fait de manière désordonnée et, je vais dire, incohérente. Il y a une cohérence et une structure qui est derrière ce qu’on peut […].
[03:20] La confiance des administrations
Stéphane Baguet: Donc les objectifs attendus sont évidemment, pour les services publics, je vais dire les administrations, c’est une vérification de leurs prescriptions dans lesquelles ils pourraient avoir confiance.
[03:39] Les infrastructures construites
Stéphane Baguet: Qu’on construit actuellement.
[03:41] Les activités en Wallonie
Stéphanie Diaz Cuenca: Et Bernard, dans quel domaine êtes-vous actif aujourd’hui en Wallonie ?
[03:45] Le secteur de la construction
Bernard Cornet: Alors, COPRO est principalement actif dans le secteur de la construction. Alors, il faut savoir qu’évidemment, le principe de qualité au niveau des infrastructures regroupe plusieurs volets.
[03:59] Les marquages routiers
Bernard Cornet: Et nous, on s’occupe plutôt d’un volet au niveau de la qualité des produits à mettre en œuvre, etc. Donc, c’est vraiment un travail de niche. Alors, parmi ces activités en Wallonie, parler de la certification des marquages routiers afin de vérifier leur visibilité, la rétroréflexion.
[04:17] La visibilité du marquage
Bernard Cornet: C’est un élément très important. Tout à fait. Tous les conducteurs savent qu’il suffit simplement d’avoir un jour l’opportunité de conduire sur une route qui n’a pas de marquage, on se rend compte de l’efficacité du système.
[04:31] Les essais à Baillonville
Bernard Cornet: Donc, c’est toujours très impressionnant. Alors, ce qui est aussi assez intéressant, c’est qu’on fait également des essais routiers au niveau de Baillonville, sur la nationale 63 entre Marche-en-Famenne et Liège.
[04:44] Les dispositifs de retenue routière
Bernard Cornet: Et là, on teste les marquages en situation réelle, donc vraiment en situation de circulation. C’est un véritable laboratoire à ciel ouvert. Ce qu’on fait également, c’est la certification des dispositifs de retenue routière, notamment des glissières de sécurité, des systèmes de sécurité le long des voies routières, les absorbeurs de choc.
[05:07] La sécurité des infrastructures
Bernard Cornet: C’est aussi un élément très important pour la sécurité en général, sur tout l’ensemble de nos infrastructures. Et donc, ainsi, COPRO contribue à renforcer la confiance dans les infrastructures qui jalonnent notre pays et notre région.
[05:24] L’apport de la certification
Stéphanie Diaz Cuenca: Absolument. D’ailleurs, Stéphane, on peut dire que cette certification, elle contribue directement à améliorer la sécurité, la qualité et la durabilité des infrastructures. Sans vous, il n’y aurait pas tout ça.
[05:35] Une évaluation objective
Stéphane Baguet: Absolument. Vous n’avez pas dit le contraire […]. Évaluer de manière objective et selon des critères prédéfinis, c’est toujours respecter une certaine méthodologie depuis l’élaboration, je vais dire, du projet jusqu’à sa finalisation.
[05:55] Méthodologies et référentiels
Stéphane Baguet: Donc ce n’est pas des choses qui sont improvisées, ce sont des choses qui sont maîtrisées, qui sont faites selon certaines méthodologies, certains référentiels. Et donc on essaie de donner, je vais dire, une appréciation la plus objective et la plus neutre possible parce que nous sommes désintéressés, je vais dire, des intérêts économiques.
[06:13] Une photo objective
Stéphane Baguet: Nous, nous n’intervenons que pour donner une photo objective et qualitative de ce qui est attendu ou de ce qui est réellement réalisé.
[06:20] Les défis environnementaux
Stéphanie Diaz Cuenca: En tous les cas, c’est une nécessité. Bernard, la construction est aujourd’hui confrontée à des défis environnementaux majeurs. Ce n’est un secret pour personne. Comment la certification permet-elle d’accompagner cette évolution vers davantage de durabilité ?
[06:35] Les émissions du secteur
Bernard Cornet: Alors, le secteur de la construction est l’un des contributeurs les plus importants aux émissions mondiales de CO2. […] des émissions viennent du secteur de la construction.
[06:47] De nouveaux indicateurs
Bernard Cornet: Alors, face à cette réalité, il faut intervenir. Et donc, le secteur de la construction lui-même a déjà pris pas mal d’initiatives dans ce sens-là. Mais ça veut dire aussi des nouveaux indicateurs de contrôle, des nouveaux éléments qu’il faut intégrer.
[07:06] Le contrôle des objectifs environnementaux
Bernard Cornet: Et dans ce cadre-là, la certification peut intervenir de manière, comme Stéphane en a parlé tout à l’heure, neutre, pour vérifier que les nouveaux indicateurs qui sont pris comme référence sont bien respectés et qu’on obtient les objectifs qui étaient fixés au niveau de tout ce qui était réduction d’émissions, d’émissions de gaz en CO2 et d’émissions d’énergie, des réductions de consommation d’énergie.
[07:35] La sortie du statut de déchet
Stéphanie Diaz Cuenca: Alors, Stéphane, tant qu’on est dans cette thématique environnementale, on entend de plus en plus parler de la sortie du statut de déchet ou, si j’emploie votre jargon, […]. Pouvez-vous nous expliquer de manière simple ce que ça signifie et pourquoi c’est devenu un enjeu important pour le secteur ?
[07:49] La conformité environnementale
Stéphane Baguet: C’est effectivement une problématique nouvelle, ou en tout cas une thématique nouvelle, parce que jusqu’à présent, on ne vérifiait que la conformité technique, généralement la conformité technique des produits de la construction, mais maintenant on sent de plus en plus qu’il y a une certaine pression environnementale pour que les produits répondent également au niveau de la sécurité environnementale sur le bien et la nocivité sur les personnes.
[08:15] Les critères de sortie du statut de déchet
Stéphane Baguet: Donc la sortie du statut de déchet, cela consiste simplement, en partant, je vais dire, d’un déchet, à établir les critères. Les critères sont prédéfinis, donc ont été établis par le législateur wallon, et dont le gouvernement a traduit ça en un exécutif.
[08:33] Du déchet au produit
Stéphane Baguet: Donc sous conditions, ces conditions sont définies, on part d’un déchet pour arriver à un produit. Donc le grand avantage de la sortie du statut de déchet, c’est qu’on ne valorise plus des déchets, mais des produits.
[08:45] Les granulats recyclés
Stéphane Baguet: Alors, pourquoi on en parle maintenant autant en Wallonie ? Parce que c’est devenu obligatoire pour les granulats recyclés. Et tout le monde sait que les granulats recyclés sont un des matériaux qui sont les plus utilisés dans les infrastructures routières.
[09:01] L’expertise de COPRO
Stéphane Baguet: Donc, il était logique que, quelque part, notre expertise technique et environnementale soit également sollicitée dans ce secteur.
[09:09] L’Échelle de Performance CO2
Stéphanie Diaz Cuenca: Bien sûr. Bernard, la réduction des émissions de CO2 devient un critère. On vient d’en parler avec Stéphane. Dans les marchés publics, on parle notamment de l’Échelle de Performance CO2. De quoi s’agit-il ?
[09:21] Structurer la réduction des émissions
Bernard Cornet: Alors, l’Échelle de Performance CO2 est un outil qui permet aux entreprises de structurer leur démarche de réduction des émissions de carbone. Elle les oblige à mieux connaître leur consommation et à identifier les principales sources d’émissions.
[09:35] La gestion de l’énergie
Bernard Cornet: Elle met en place un système qui leur permet donc de gérer, de se rendre compte du type d’énergie qu’elles utilisent.
[09:49] Les objectifs de réduction
Bernard Cornet: Appliquent des actions pour atteindre les objectifs de réduction qu’elles se sont fixés. Dernièrement, le ministre François Desquesnes a stipulé l’importance particulière de cette démarche en Wallonie.
[10:05] L’intégration dans les cahiers des charges
Bernard Cornet: Et à partir de 2027, la Wallonie intégrera progressivement l’Échelle de Performance dans l’ensemble de tous ses cahiers des charges. Et donc, ces préoccupations environnementales deviendront aussi un critère important.
[10:20] La durabilité dans les marchés publics
Bernard Cornet: Au niveau de tout ce qui est cahier des charges et qui seront utilisés au niveau du SPW Mobilité et Infrastructures ainsi que de la SOFICO. C’est une évolution importante car, suite à l’adoption de l’Échelle de Performance et d’autres mesures, la durabilité devient un critère concret dans le cadre des marchés publics.
[10:43] Le rôle de COPRO auprès de Walterre
Stéphanie Diaz Cuenca: Stéphane, vous êtes également impliqué dans Walterre. Quel rôle joue COPRO dans ce système de traçabilité des terres excavées ?
[10:52] Le partenariat avec Walterre
Stéphane Baguet: […] de l’environnement qu’on s’est fait connaître principalement en Wallonie en étant partenaire dans l’ASBL Walterre. Donc, moi, ce que je retiendrai de l’ASBL Walterre au niveau de nos interventions, ce sont par exemple les roadshows qu’on a faits dans les cinq provinces wallonnes.
[11:09] L’information du public
Stéphane Baguet: Pourquoi ? Parce que dans les missions de l’ASBL Walterre, il y avait des objectifs d’information du grand public, notamment, et des participants. C’est aussi un exercice de style.
[11:22] De nouvelles pratiques pour le secteur
Stéphane Baguet: Il n’est pas toujours évident d’essayer de faire passer des messages ou des nouveautés à un secteur qui n’avait pas dans l’habitude ces manières de pratiquer.
[11:35] La surveillance de Walterre
Stéphane Baguet: Maintenant, je vais dire, on est toujours présent au niveau de l’ASBL, au niveau de sa surveillance, en réalisant des audits annuels de fonctionnement opérationnel pour voir s’ils continuent de respecter le cadre des missions qui leur étaient définies.
[11:49] La transformation digitale
Stéphanie Diaz Cuenca: Alors, après avoir parlé de durabilité, des enjeux environnementaux, on va parler de la transformation du secteur vers le digital. Bernard, le secteur de la construction, on le sait, connaît une profonde transformation numérique.
[12:00] Des données fiables et validées
Stéphanie Diaz Cuenca: Pourquoi est-il devenu essentiel de disposer de données fiables et validées ?
[12:06] Comprendre la transformation numérique
Bernard Cornet: Alors, effectivement, la transformation numérique est de plus en plus visible. Et alors, il faut bien la comprendre. Le but, c’est qu’elle nous simplifie la vie et non qu’elle nous la rende plus compliquée.
[12:20] L’abondance des données
Bernard Cornet: Les données, elles sont partout. Sa voiture, on est submergé d’informations et notamment avec l’arrivée de l’IA, ça prend vraiment une…
[12:36] L’ampleur de l’IA
Stéphanie Diaz Cuenca: Une grosse ampleur.
[12:37] La production d’informations par l’IA
Bernard Cornet: Une proportion très importante. Mais l’IA en génère également pas mal d’informations.
[12:41] Dix ans de transformation
Stéphanie Diaz Cuenca: Et vous, ça fait dix ans que vous travaillez en plus chez COPRO, donc vous avez vu de vos propres yeux cette transformation, vous la vivez au quotidien.
[12:47] La qualité des données échangées
Bernard Cornet: On la vit effectivement au quotidien où on demande de plus en plus d’informations, où on se rend compte que ce qui est très important, c’est la qualité des données qui sont échangées.
[13:03] L’esprit critique face à l’information
Bernard Cornet: Et souvent, c’est comme lorsqu’on travaille avec l’IA, on a pas mal d’informations, mais on doit avoir aussi un esprit critique par rapport à l’information qu’on reçoit. Et là, c’est un des rôles de COPRO : c’est, par rapport à toutes les données qu’on reçoit via les tests, les examens qu’on fait, les rapports qu’on rédige, de pouvoir en faire le contrôle. La validité.
[13:27] Le BIM et la qualité des données
Bernard Cornet: Et on se rend compte que dans, par exemple, la plupart des modèles, on parle du BIM, par exemple, le Building Information Modeling, on se rend compte qu’on a besoin d’énormément de données et que la qualité de ces données est primordiale pour réaliser un modèle qui tienne la route et qui puisse aider au développement de projets.
[13:51] La contribution de COPRO
Bernard Cornet: Et là, on voit au niveau de COPRO vraiment une tendance et des choses pour lesquelles on peut certainement apporter notre pierre à l’édifice.
[14:03] Les outils numériques de COPRO
Stéphanie Diaz Cuenca: Et Stéphane, quels outils numériques avez-vous développés chez COPRO pour répondre aux attentes du secteur dont vient de parler Bernard ?
[14:09] DIGILAB
Stéphane Baguet: Il y en a plusieurs, mais si on devait en retenir deux, et il y en viendra d’autres, je suppose, puisque nous sommes en pleine transformation, comme on l’a dit. Mais si je devais en retenir deux, je retiendrais DIGILAB. Donc, DIGILAB, c’est une base centralisée d’informations relatives aux essais, qui permet aussi, évidemment, de faire du traitement de ces résultats par la suite.
[14:29] Le traitement des résultats
Stéphane Baguet: Donc, de dire, lorsque l’on parle de quelque chose, est-ce que cela est vraiment significatif et impactant ? On peut, via ces bases de données, évaluer si ça l’est effectivement ou non, via des tableaux de bord et autres.
[14:45] La centralisation de l’information
Stéphane Baguet: Ça permet, je vais dire, également d’avoir un accès à l’information centralisée et ce genre de choses. Et aussi, je vais dire, de supprimer petit à petit le papier.
[15:00] La communication digitale
Stéphane Baguet: La communication entre les laboratoires et les organismes de certification comme les nôtres se fait de manière digitale. Et donc, même à la limite, il y a une partie de l’évaluation de la conformité qui peut se faire via des scripts, etc.
[15:16] MYCOPRO
Stéphane Baguet: Bon, ça, c’est du jargon un petit peu technique d’informaticien, mais bon. Oui, oui. Et alors, j’en retiendrai un autre qui est MYCOPRO. Donc, MYCOPRO, c’est un outil qu’on a développé récemment et qui est une plateforme de communication.
[15:31] Une plateforme entre COPRO et ses clients
Stéphane Baguet: Je vais dire entre nos clients, les licenciés et nous-mêmes, au sujet de toutes les informations pertinentes qui sont à leur disposition, comme à notre disposition, comme les rapports d’audit, comme les contrats nous liant et ce genre de choses.
[15:45] L’intelligence artificielle
Stéphanie Diaz Cuenca: Et alors, tout à l’heure, Stéphane a parlé des outils numériques qui ont été développés chez COPRO.
[15:50] La place de l’IA
Stéphanie Diaz Cuenca: Bernard, est-ce que l’intelligence artificielle occupe aussi une place dans cette transformation digitale ?
[16:02] Un volume important de données
Bernard Cornet: […] gigantesque de données. Nous réalisons chaque année 10 000 inspections et audits dans près d’une vingtaine de pays différents et auprès de 1 000 producteurs. Et effectuons à cette occasion des milliers de prélèvements.
[16:16] La détection des problèmes de qualité
Bernard Cornet: Eh bien, l’IA nous aide à reconnaître des schémas qui sont difficilement visibles pour l’être humain. On peut ainsi signaler précocement des problèmes de qualité avant même qu’ils ne se manifestent sur le terrain.
[16:28] Une IA prévisionnelle
Stéphanie Diaz Cuenca: Ah oui, donc là, c’est vraiment une IA au service du prévisionnel.
[16:32] L’analyse des risques
Bernard Cornet: Oui, c’est ça. C’est une IA qui s’attache à analyser un peu les risques auxquels on peut être confronté avant de devoir les rencontrer sur le chantier.
[16:43] L’IA comme assistance
Bernard Cornet: Et donc, les capacités de l’IA à gérer ce genre d’informations sont tout à fait remarquables, évidemment. L’IA assistera également les producteurs et les inspecteurs dans leurs tâches administratives, ce qui permettra de se reconcentrer sur leurs activités de base.
[17:02] Les tâches administratives
Bernard Cornet: Ça va être l’exécution d’audits, par exemple, au niveau du client. Autre chose, on doit se rendre compte également que l’IA, on en a parlé tout à l’heure, on peut se poser des questions quant à la fiabilité de l’IA.
[17:17] La certification de l’IA
Bernard Cornet: Et donc, on se rend compte aussi qu’à terme, on aura une certification de l’IA pour voir qu’elle fonctionne de manière correcte et qu’elle donne des résultats sur lesquels on peut se fier.
[17:32] Une perspective future
Bernard Cornet: Peut-être dans l’avenir.
[17:33] Un avenir proche
Stéphanie Diaz Cuenca: Un avenir proche, vu l’évolution rapide de l’IA, et donc ça rajoutera une certification en plus.
[17:39] Une possibilité
Bernard Cornet: Qui sait, qui sait.
[17:41] La concertation dans le secteur
Stéphanie Diaz Cuenca: Eh bien voilà. Stéphane, au-delà de la certification, COPRO joue aussi un rôle de concertation entre les différents acteurs du secteur. Comment ça se traduit concrètement dans la pratique ?
[17:53] Les groupes de travail
Stéphane Baguet: On va dire principalement au niveau de notre participation, au niveau des groupes de travail. Donc il faut savoir qu’il existe différents groupes de travail d’experts.
[18:04] Les aspects techniques et environnementaux
Stéphane Baguet: Représentés des deux côtés. Je veux dire, sur la partie un petit peu technique, comme on évoquait tout à l’heure, les ouvrages doivent être durables dans le temps, mais également au niveau de l’environnement, en essayant d’amenuiser l’impact.
[18:19] Le référentiel Qualiroutes
Stéphane Baguet: Comme par exemple, si je cite à titre d’exemple, pour le moment, je veux dire, le Service public de Wallonie Mobilité et Infrastructures est occupé de revoir son référentiel Qualiroutes, qui est à la base de la certification technique, je vais dire, des ouvrages d’art et de l’infrastructure routière.
[18:35] Les groupes de travail du SPW
Stéphane Baguet: Comme également nous sommes présents dans les groupes de travail du SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, où là les aspects environnementaux sont évoqués.
[18:49] Le lien entre technique et environnement
Stéphane Baguet: Alors je dirais, quelque part, on joue le lien d’arbitre entre ce qui est technique et environnemental et on essaye de concilier les attentes.
[18:54] Le trait d’union
Stéphanie Diaz Cuenca: Vous êtes un peu le trait d’union.
[18:55] La recherche du consensus
Stéphane Baguet: Oui, donc on essaye de concilier les attentes de chacun. Je vais dire, je pourrais comparer ça à un rôle d’arbitre sur le terrain, avec en background les référentiels auxquels on essaye de tendre, parce que pour y arriver, c’est toujours un consensus.
[19:11] Les compromis sur le terrain
Stéphane Baguet: Donc, ça n’est jamais 100 % d’un côté ni de l’autre, ni noir ni blanc. On essaye au mieux en se disant : oui, mais faites attention, cette partie est plutôt délicate, où […], où ceci va poser problème sur le terrain.
[19:24] Les audits de terrain
Stéphane Baguet: Car effectivement, nous sommes présents sur le terrain. Donc, journalièrement, quotidiennement, je vais dire hebdomadairement, nous réalisons des audits de terrain où on essaye de vulgariser cette information.
[19:36] La traduction opérationnelle
Stéphane Baguet: Auprès des acteurs de terrain, ce qui nous permet également de se mettre en situation et de voir que ce qui est complexe au niveau de la législation, comment cela se traduit réellement sur le terrain en modalité opérationnelle.
[19:53] Les retours vers les groupes de travail
Stéphane Baguet: Ça nous permet également de faire monter ces informations au niveau des groupes de travail. Voilà, nous avons vu cela ou nous avons constaté cela et ça pose effectivement des problèmes pour qu’en amont, les parties décidantes ou les parties prenantes, avant de discussion avec le secteur, etc., puis dire : « OK, on va essayer de corriger cela ou on va essayer d’améliorer cela. »
[20:13] La cohérence entre les régions
Stéphanie Diaz Cuenca: C’est ça. Bernard, dans un pays où les réglementations peuvent varier d’une région à l’autre, parce que c’est tout ce qui nous caractérise en Belgique, quel rôle COPRO peut jouer pour favoriser la cohérence et l’efficacité des systèmes qui sont mis en place ?
[20:29] L’harmonisation à l’échelle du pays
Bernard Cornet: Stéphane vient aussi de parler de cohérence au niveau de deux activités typiques : l’activité plus technique et l’activité plus environnementale, respect du milieu. Cette cohérence et cette harmonisation, on peut effectivement aussi la trouver au niveau du pays tout entier.
[20:49] La régionalisation de l’environnement
Bernard Cornet: C’est-à-dire que, concrètement, au niveau de tout ce qui est environnement, l’environnement est régionalisé en Belgique, donc il est sous la coupelle des trois régions. Et donc, il est important qu’il y ait une certaine harmonisation dans le cadre des lois ou des décisions qui sont prises dans chacune des régions.
[21:08] Une présence dans les trois régions
Bernard Cornet: D’être présent dans les trois régions et peut donc œuvrer de manière à ce que les lois ou les décisions qui sont prises dans chacune des régions soient harmonisées.
[21:20] L’intérêt pour les producteurs
Bernard Cornet: Alors, quel est l’avantage ? L’avantage, c’est que les producteurs, un producteur belge, son marché niche, évidemment, c’est le marché local. Et donc, il aura intérêt à prévoir des produits qui puissent être utilisés dans l’ensemble du pays.
[21:38] L’accompagnement des producteurs
Bernard Cornet: Se mettre en règle par rapport à tout ce qui existe. Et donc, COPRO peut intervenir, ou peut en tout cas l’accompagner dans ce genre d’approche. La même chose pour les entrepreneurs.
[21:50] L’intérêt pour les entrepreneurs
Bernard Cornet: Pour les entrepreneurs, c’est intéressant de savoir que finalement, à quelle sauce, entre guillemets, il va être mangé dans le nord ou dans le sud du pays. Et donc, tout ça, c’est un rôle vraiment que je vois très important et que je sens très important au niveau de COPRO.
[22:09] L’instauration de la confiance
Bernard Cornet: Un autre rôle, évidemment, c’est l’instauration de la confiance. C’est-à-dire que les contrôles qu’on fait en tant que tierce partie permettent aux utilisateurs, aux citoyens, on en a parlé, d’avoir confiance par rapport aux infrastructures qu’il va emprunter.
[22:26] La liaison entre les acteurs
Bernard Cornet: On a parlé aussi de notre rôle au niveau de liaison entre acteurs.
[22:40] Le consensus entre les parties prenantes
Bernard Cornet: Les entrepreneurs, les pouvoirs publics, les experts et les fabricants, et les décisions qui sont prises se font toujours en consensus. Donc, l’idée, c’est vraiment d’arriver tous ensemble vers le même objectif, la qualité, mais avec l’accord de chacun des accompagnants.
[23:01] La transition du secteur
Bernard Cornet: Et puis, on parlait aussi de tout ce qui est transition dans le secteur.
[23:13] Accompagner la transition
Bernard Cornet: Et l’idée, c’est de pouvoir aider le secteur à réussir cette transition.
[23:19] Les transitions digitale et environnementale
Stéphanie Diaz Cuenca: Tout à fait.
Bernard Cornet: Cette transition digitale, cette transition environnementale. Et nous, on a un rôle d’exemple et un rôle de facilitateur par rapport à tout ça.
[23:30] Le mot de la fin
Stéphanie Diaz Cuenca: Alors, quel serait le mot de la fin de notre échange d’aujourd’hui, Stéphane ?
[23:36] Des problématiques complexes
Stéphane Baguet: Sur base de mon expérience, et je vais dire sur base des années, depuis le temps que je suis dans le secteur, je vais dire, de la certification, je me rends compte que beaucoup de choses, comme par exemple l’environnement, sont des problématiques qui sont gérées au niveau de juristes et autres.
[23:56] Passer à l’opérationnel
Stéphane Baguet: Et donc, ce sont des problématiques très complexes dans lesquelles on doit essayer de rendre cela opérationnel. Je vais dire, passer de problématiques très complexes à l’opérationnalité n’est pas si évidente.
[24:13] La vulgarisation sur le terrain
Stéphane Baguet: Tous les jours et de faire passer ce message à des gens de terrain n’est pas toujours évident. Donc, on essaye aussi d’être là en support. Nous ne sommes pas consultants, ce n’est pas l’ambition.
[24:24] Indépendance et écoute du terrain
Stéphane Baguet: Donc, je veux dire, on doit toujours avoir un esprit d’indépendance, de neutralité et d’impartialité. Mais quelque part, nous devons être aussi à l’écoute du terrain et de dire : « Mais quelque part, quand on nous demande : “Mais je ne comprends rien”, il faut pouvoir arriver à vulgariser les choses. »
[24:40] Rendre les enjeux accessibles
Stéphane Baguet: Et donc, c’était vraiment aussi un message que je voulais faire passer. Quelque part, par notre rôle d’arbitrage et, j’espère, de vulgarisation, ces problématiques complexes deviennent un peu plus abordables et accessibles au grand public.
[24:52] COPRO au service du secteur
Bernard Cornet: Ce que je voulais rajouter par rapport à ce que Stéphane disait, c’est que COPRO a été créé par le secteur pour le secteur et qu’on est toujours à la disposition du secteur pour développer de nouvelles choses, pour faciliter certaines choses et que c’est vraiment l’une de nos missions.
[25:08] La certification comme outil de confiance
Stéphanie Diaz Cuenca: En tout cas, moi aujourd’hui, j’ai appris plein de choses. Merci beaucoup, Bernard et Stéphane. La certification va aujourd’hui bien au-delà du simple contrôle de conformité. Elle constitue un véritable outil de confiance au service de la qualité des infrastructures, de la sécurité des citoyens, de la durabilité des projets et de la compétitivité des entreprises aussi.
[25:27] Les différentes parties prenantes
Stéphanie Diaz Cuenca: Et en plus de tout ça, vous êtes le liant entre les différentes parties prenantes. Eh bien, Bernard Cornet, Stéphane Baguet, merci beaucoup d’avoir partagé votre expertise avec nous aujourd’hui. Et merci à vous, chers auditeurs et auditrices, pour votre écoute.
[25:40] Fin de l’épisode
Stéphanie Diaz Cuenca: À très bientôt dans un nouvel épisode de Construire la Wallonie.
[25:43] Remerciements
Bernard Cornet: Merci. Voilà.

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