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Une évaluation pragmatique de la performance CO2, pour des marchés plus verts
« L’échelle de performance CO2 est un système de management environnemental sur le long terme, stimulant l’amélioration continue de l’organisation certifiée. »

Une évaluation pragmatique de la performance CO2, pour des marchés plus verts

COPRO fut le premier organisme de certification belge accrédité pour la certification de l’échelle de performance CO2. Le système est une réponse possible à la préoccupation des donneurs d’ordre de pouvoir intégrer des aspects environnementaux dans leurs cahiers des charges. Après une phase de test concluante sur base de projets pilotes, le système a été importé dans notre pays pour offrir aux adjudicateurs et aux soumissionnaires une manière uniforme, objective, pratique et certifiée de conclure des marchés publics plus durables. Mobiwall, la fédération wallonne des entreprises de voiries, témoigne.

Créée en 2009 par ProRail (gestionnaire ferroviaire néerlandais) puis reprise en 2011 par SKAO (Stichting Klimaatvriendelijk Aanbesteden & Ondernemen), l’échelle de performance CO2 a été adoptée aux Pays-Bas par plus de 300 pouvoirs adjudicateurs et 5000 organisations certifiés. Renouvelable, la certification, qui ne compte plus que trois échelons dans sa version la plus récente, vaut pour trois ans, avec audits annuels. SKAO a mandaté BENOR pour assurer l’application et le secrétariat du système en Belgique.

Bernard Cornet, Business Development Brussels and Wallonia chez COPRO : « L’échelle de performance CO2 ne s’applique pas à un chantier en particulier mais est un système de management environnemental sur le long terme, stimulant l’amélioration continue de l’organisation certifiée avec à la clé une réduction des risques de subjectivité dans l’attribution des marchés. Pour le pouvoir adjudicateur, le système est synonyme de simplification dans l’attribution des marchés, le contrôle des critères environnementaux étant effectué en amont par un organisme certificateur tel que COPRO. »

Une évaluation pragmatique de la performance CO2, pour des marchés plus verts 1
« Soucieux d’intégrer des critères environnementaux dans leurs marchés, les pouvoirs publics wallons pourront se baser sur une certification préalable des soumissionnaires en matière environnementale. »

En route vers des marchés publics plus verts (et transparents)

En tant que Secrétaire général de mobiwall, la Fédération wallonne des entrepreneurs de travaux de voirie, Didier Block témoigne de l’intérêt que représente ce système : « Soucieux d’intégrer des critères environnementaux dans leurs marchés, les pouvoirs publics wallons peuvent procéder de deux manières différentes. Outre le prix soumis, soit ils attribuent aux soumissionnaires des points sur base de critères environnementaux relatifs au seul marché en question, soit ils se basent sur une certification préalable des soumissionnaires en matière environnementale qu’ils jugent la plus appropriée. La première méthode implique de la part du pouvoir adjudicateur de contrôler la concrétisation des promesses faites par le soumissionnaire. Pour ce dernier également, cette méthode demande un travail conséquent puisqu’à chaque marché, les critères peuvent varier en fonction du type de chantier, de l’auteur de projet, de l’autorité subsidiante… Et une fois le marché remporté (ou pas), les efforts consentis ad hoc sont trop souvent vite oubliés. L’échelle de performance CO2, par contre, incite à maintenir les efforts dans la durée, afin de gravir les échelons et ainsi être mieux placé lors de l’attribution de futurs marchés. Ce faisant, l’entreprise découvre souvent que mieux gérer l’environnement peut être source d’économies. Chez mobiwall, nous considérons l’échelle de performance CO2 comme l’outil le plus pertinent pour les entreprises de voirie à partir de la classe 4, car il est à la fois pragmatique dans sa mise en œuvre et objectif dans son utilisation. »

Connaissance, transparence, participation

Bernard Cornet: « Depuis le 14 juillet dernier, le référentiel servant de base à la certification est passé à la version 4.0, et intègre pour la première fois les objectifs de l’accord de Paris, les recommandations SBTI (Science Based Targets Initiative) mais également les exigences de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), autant de garanties de compatibilité avec de futures obligations au niveau européen voire mondial. Bernard Cornet : « Le candidat à la certification commence par cartographier ses émissions de CO2, directes et indirectes. Il communique sur les résultats de manière transparente et s’engage à participer à des initiatives plus larges, sectorielles, sur la réduction de l’empreinte carbone. Le rôle de COPRO est de vérifier qu’il fait bien ce qu’il dit faire. L’échelon atteint sur l’échelle de performance dépend de la complétude de son management environnemental. Le premier échelon se limite aux émissions de l’organisation elle-même, le second envisage l’ensemble de la chaîne de valeurs (fournisseurs et clients compris) et le dernier couronne les organisations qui oeuvrent à la réduction de leurs émissions à très long terme, jusqu’à atteindre la neutralité carbone. »

Didier Block conclut : « Notre rôle en tant que fédération professionnelle est de tirer l’ensemble du secteur vers le haut jusqu’à atteindre l’échelon supérieur. » 

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