Organisme de certification indépendant actif depuis plus de 40 ans, COPRO est une asbl spécialisée dans le contrôle qualité des matériaux de construction. Sa gouvernance, partagée entre pouvoirs publics et professionnels du secteur, garantit une neutralité essentielle. Son statut non lucratif lui permet de réinvestir ses ressources dans le développement d’outils et de services utiles à toute la filière, notamment en Wallonie et à Bruxelles, où ses activités ne cessent de croître.
Au fil des années, COPRO a étendu ses missions : de la certification produit à la certification d’exécution, en passant par les systèmes de management environnemental. Dans les projets routiers, elle certifie entre autres les systèmes de retenue routiers et les marquages routiers. Chaque année, une campagne d’essais grandeur nature est menée sur la N63 à Baillonville, en collaboration avec le SPW MI et l’AWV (Agentschap Wegen en Verkeer – Agence flamande des routes et de la circulation) pour tester la conformité de produits utilisés sur le réseau belge. « C’est une étape incontournable pour accéder au marché, et des fabricants issus de l’Europe entière y participent », souligne Bernard Cornet, Business Development Manager Wallonie-Bruxelles chez COPRO.
En Région bruxelloise, l’organisme effectue aussi des contrôles renforcés visant la pose des marquages, à la demande de Bruxelles Mobilité, afin de garantir leur conformité effective sur chantier.

COPRO est un acteur de référence dans le déploiement de la sortie du statut de déchet (SSD) en Wallonie, notamment pour les granulats recyclés. Depuis l’AGW de sortie du statut de déchet de février 2019, COPRO participe activement à la certification des systèmes de gestion environnementale imposée aux producteurs. « En 2025, nous avons constaté une hausse significative du nombre de dossiers. Cela reflète l’intérêt croissant pour l’usage des matériaux recyclés dans les marchés wallons », précise Bernard Cornet.
En parallèle, COPRO a été accrédité pour certifier l’Échelle de performance CO2, un système de management environnemental visant à réduire les émissions des entreprises. Cette certification initiée aux Pays-Bas s’étend désormais également en Wallonie et en Flandre. À terme, il est attendu qu’elle apparaisse en tant que critère d’attribution dans le cadre des adjudications publiques en Wallonie, ce qui ne sera pas sans conséquences pour les entreprises de travaux publics.
Depuis 2022, COPRO est responsable de la conduite de l’audit opérationnel annuel de l’asbl Walterre, en charge de la traçabilité des terres excavées en Wallonie. Ce rôle de contrôle vise à garantir l’impartialité des procédures, la conformité réglementaire et la fiabilité des systèmes mis en œuvre. « Notre présence dans ce processus apporte une caution neutre, attendue notamment par les maîtres d’ouvrage publics », rappelle Bernard Cornet.
COPRO collabore également avec Walterre sur le projet d’une nouvelle certification volontaire appelée CerterrIA visant les centres de regroupement et de traitement de terres, afin de renforcer la transparence tout au long de la chaîne.

Avec le portail MyCOPRO, l’ASBL met à disposition un ensemble d’outils numériques : par exemple COPRO Extranet pour la consultation et le téléchargement des fiches techniques, et Digilab pour le transfert des résultats digitaux de laboratoire. COPRO souhaite progressivement étendre et supporter la transformation digitale du secteur de la construction en Wallonie et à Bruxelles. « Nos outils numériques simplifient les démarches administratives pour les producteurs et les entrepreneurs. Notre flexibilité nous permet de développer rapidement des solutions ciblées », explique Bernard Cornet. COPRO anticipe notamment un rôle d’accompagnement dans l’application de la législation bruxelloise Brudalex, qui encadre l’usage des terres et matériaux recyclés.
Dans les mois à venir, COPRO prévoit une poursuite de l’augmentation des demandes de certification, aussi bien pour la SSD que pour l’Échelle de performance CO2. L’organisme investira dans le renforcement de ses équipes, afin de répondre à l’intérêt croissant des entreprises et des pouvoirs publics pour ces certifications. Au vu de l’évolution des activités en Wallonie, l’établissement d’un bureau régional de COPRO en Wallonie est étudié.
À Bruxelles, la sortie du nouveau cahier des charges type, IrisRoads, qui prescrit le recours à la certification de produits dans le cadre des marchés publics devrait également venir renforcer cette dynamique positive.
Par ailleurs, chez COPRO, on s’attend à ce que les attentes sociétales en matière de développement durable et d’économie circulaire se traduisent par le renforcement du cadre légal en la matière. « Nous sommes prêts, en tant que tierce partie indépendante et impartiale, à aider le secteur de la construction à mettre en place des systèmes efficaces numériques lorsque nécessaire, économiquement viables, permettant la gestion et le contrôle de matériaux et de produits de construction fiables et circulaires, en ligne avec une transition durable ».