Lors du Congrès National du Bâtiment Durable qui s’est tenu à Lille les 4 et 5 septembre derniers, Bruno Riche et Nathalie Lebrun, respectivement Administrateur délégué et Communication & Sustainability Manager de la Menuiserie Riche (Mariembourg) ont pu, une fois de plus, constater la pertinence de leurs arguments dans la perspective du changement climatique. Si la dynamique française est certes plus avancée en termes d’intégration législative et de soutien à la construction durable, le vent souffle dans le bon sens chez nous également, et la création de labels offre un argument supplémentaire pour remporter des marchés publics tout en favorisant l’amélioration continue.

Empreinte carbone particulièrement faible, excellentes performances en termes d’étanchéité à l’air, d’isolation thermique et acoustique, durée de vie de 60 ans prouvée et rénovabilité, … les arguments liés à la durabilité des menuiseries extérieures en bois Riche sont solides et correspondent parfaitement aux attentes actuelles du marché.
Dernièrement, la Menuiserie Riche a été auditée par le BCCA, pour un passage du niveau Bronze au niveau Argent du label belge « Menuiserie Durable ». Créé initialement pour la menuiserie bois, ce label s’est étendu à toute la menuiserie extérieure (bois, aluminium, PVC). Il a comme particularité de certifier à la fois l’entreprise et le produit, avec une grille de critères très pointus couvrant la qualité du produit (analyse de cycle de vie, certification PEFC, label biosourcé, qualité de l’air intérieur A+), mais aussi la consommation d’énergie et d’eau, les achats responsables, et les critères sociaux (RSE ou ESG) de l’entreprise, entre autres. Un audit est réalisé annuellement par un organisme externe spécialisé garantissant rigueur et amélioration continue. Bruno Riche : « En Belgique, ce sont actuellement surtout les projets bénéficiant de subsides européens qui exigent de la part des partenaires de construction des preuves de la durabilité (critères DNSH) de leur offre. Il ne suffit pas d’affirmer qu’on propose des châssis durables, il faut le prouver, et un label comme Menuiserie Durable, qui prend en compte un éventail de critères, est précieux dans ce but. Disposer d’un tel label peut aider à répondre à la demande de clients qui veulent un produit non seulement durable en lui-même mais également fabriqué par une entreprise qui l’est aussi (critères RSE ou ESG, …). L’entreprise labellisée est quant à elle tirée vers le haut. Ainsi, n’ayant pas besoin d’eau pour la production, la menuiserie Riche n’a pas de citerne pour la récupération des eaux de pluie. Ce sera chose faite l’an prochain ! »

Des investissements importants ont été réalisés pour offrir davantage de flexibilité et mieux répondre à la demande. En rénovation, il faut souvent intégrer des profils sur mesure dans les châssis. Dans un souci de qualité, les profils sont encastrés dans les batées plutôt que placés en applique. Le nouveau centre d’usinage permet de le faire de manière automatique. De plus, il dispose d’un arbre supplémentaire pour dégrossir, utile pour produire des châssis plus épais – pour les projets basse énergie ou passifs – et/ou travailler davantage avec des essences locales.
Avec sa société sœur Stabilame, la Menuiserie Riche est par ailleurs bien placée pour répondre à la tendance à la préfabrication complète de façades avec menuiseries intégrées en usine, pour des chantiers plus rapides, propres, et moins bruyants. Nathalie Lebrun : « C’est le cas du projet pilote (Modul’R) mené à l’Athénée de La Louvière par la FWB et WBE, actuellement en cours de montage. Cette phase finale de la recherche sera suivie d’une validation une fois le bâtiment de 1600 m2 mis en service. Les données de ce concept modulaire seront ensuite rendues disponibles en open source pour faciliter la rédaction de cahiers des charges de nouveaux bâtiments scolaires en Wallonie et à Bruxelles. »

Retour à Lille, où la Menuiserie Riche a décroché un marché de 1300 châssis pour un projet BREEAM Very Good, grâce à une proposition complète (fenêtres + finitions intérieures) et ce au détriment d’une concurrence venant d’Europe de l’Est. Nos vents dominants soufflant de l’Ouest, gageons que les maîtres d’ouvrage wallons s’inspireront de l’exemple français pour tirer parti des avantages des menuiseries en bois dans la course à la résilience face au changement climatique.