A Mont-Saint-Guibert, le célèbre giratoire à l’intersection de la N4 et de la N25 a fait place au premier échangeur « en diamant » de Wallonie avec double trémie sous la N4, offrant un tout droit aux automobilistes venant de la E411 vers la N25 et inversement. Une nouvelle trémie dans le prolongement de la sortie de l’autoroute depuis Bruxelles participe également à fluidifier et sécuriser la circulation dans ce nœud très fréquenté aux heures de pointe. En sous-traitance pour TRBA, c’est l’entreprise Duchêne (Groupe Eiffage) qui a mené à bien les travaux de génie civil de cet immense chantier, dans le respect du calendrier et du budget.
Les automobilistes se rendant à Louvain-la-Neuve ou passant par là accueilleront avec soulagement la fin de ce chantier qui les a fait circuler depuis septembre 2023 au milieu d’une forêt de panneaux au plus près des travaux, même si ceux-ci ont été remarquablement menés, au point de s’achever dans les délais prévus.

Une fois la phase principale de terrassement réalisée par TRBA, c’est en septembre 2024 que Duchêne est passée à l’action sur le chantier. Préalablement, une importante préparation en interne avait permis de résoudre les défis techniques et organisationnels. Manuel Nemes, directeur Génie civil chez Duchêne : « Nous avons longuement réfléchi comment réaliser au mieux les deux ponts ovoïdes sous la N4, un défi technique majeur. Initialement, ils présentaient de légères différences (angles, portes d’entrée/sortie). La modélisation 3D a été retravaillée pour créer une symétrie afin d’optimiser la fabrication et la mise en œuvre. »

Nicolas Gathon, gestionnaire de chantier, enchaîne : « Les ponts ovoïdes ont nécessité la fabrication de 13 banches de coffrage arquées de 3 m de longueur (pour permettre leur transport), réalisées avec des profilés métalliques cintrés. La configuration en cuvette du site de construction a complexifié la mise en œuvre, nécessitant un réglage précis des coffrages pour obtenir la courbure voulue dans plusieurs directions. La dalle supérieure est également doublement courbe (largeur et longueur), ce qui a nécessité une intense réflexion pour la conception. Le coffrage négatif (face supérieure de la dalle) a représenté un troisième challenge, avec des coffrages arrondis sur mesure, assemblés sur site. Enfin, la pose de l’étanchéité sur la dalle supérieure a posé problème à cause de la forte courbure. La machine de grenaillage utilisée pour préparer la surface a dû être suspendue par une corde pour éviter qu’elle ne soit entraînée dans la pente. »

Des accumulations d’eau et de boue se formaient lors de fortes pluies, nécessitant des pompages quotidiens pour évacuer jusqu’à un mètre d’eau au fond des tranchées. Un nettoyage régulier des armatures et coffrages était par ailleurs indispensable avant chaque bétonnage.
La trémie à la sortie de l’autoroute venant de Bruxelles a quant à elle été construite en « stross » : Duchêne a d’abord foré les pieux et réalisé la dalle de toiture, avant de creuser par-dessous, et ce en raison du manque d’espace, le site étant enclavé entre la circulation venant du pont et celle sortant de l’autoroute. Maintenir en permanence la circulation autour du chantier a nécessité une gestion complexe des accès et phases de bétonnage.
Si TRBA achève actuellement les aménagements en surface, les ouvrages d’art construits par Duchêne sont déjà ouverts à la circulation. La bonne organisation de ce chantier mobilisant en moyenne 50 hommes – sous-traitants compris – a été saluée par tous. Ce qui fait dire à Manuel Nemes, en guise de conclusion ; « Félicitations à Nicolas Gathon, gestionnaire de chantier, et Arnaud Gaascht, conducteur de travaux, qui sont les principaux artisans de cette réussite avec leurs équipes ! »
