C’est désormais un rendez-vous incontournable que beaucoup d’entre vous mettent dans leur agenda. Le traditionnel salon Digital Construction Brussels s’est tenu au Brussels Kart Expo de Grand-Bigard, le 21 octobre dernier. 58 exposants ont participé à cette 8e édition, qui a réuni environ 1300 professionnels. Construire La Wallonie a parcouru les allées du salon pour prendre l’ambiance de cet événement consacré aux outils numériques pour les entreprises de construction et d’installation.
Si, chaque année, on retrouve les exposants habituels, une nouvelle édition permet aussi de voir d’autres noms et de nouvelles têtes dans l’univers de la numérisation. C’est notamment le cas de la société Contracto, qui participait pour la première fois à l’événement. Contracto est un outil d’intelligence artificielle qui permet une analyse des cahiers des charges et des contrats plus précise et plus rapide. « Notre outil donne la possibilité aux entreprises de construction d’aller plus vite et d’éviter les erreurs et ambiguïtés contractuelles, qui peuvent engendrer des conflits fastidieux sur chantier. Il permet aussi de trouver de nouvelles opportunités », explique Malo Misson, le co-fondateur. « On se focalise sur les entreprises de construction donc ce salon est l’endroit où nous devions être. Je dois dire que c’est assez positif pour une première. On n’a pas le temps de s’ennuyer et nous sommes assez contents d’être présents. »
L’entreprise Isabel participait également pour la première fois à Digital Construction Brussels. Isabel est une plateforme multi bancaire en ligne qui permet aux entrepreneurs de gérer facilement leurs comptes détenus dans différentes banques. « Il s’agit de la plateforme Isabel 6 à destination du B2B. Nous proposons également la possibilité d’intégrer Isabel 6 dans les softwares, comme l’ERP, utilisés par les entreprises de construction qui font partie de nos nombreux clients », explique Ida Maziyateke, Customer Success Account chez Isabel. « Comme il s’agissait d’une première, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. C’est très bien organisé et c’est intéressant de rencontrer des partenaires et d’autres exposants. On a constaté que ce sont surtout les hommes de métier qui viennent à ce salon. Pour nous, ce serait pas mal de rencontrer les financiers actifs dans les entreprises de construction. »
Sur le stand de Buildwise, acteur majeur de ce salon au même titre que Techlink, Bart van de Pol, researcher au sein de notre centre d’innovation de la construction, échange avec des visiteurs. Nous l’interpellons après sa discussion. Comment ça se passe cette année ? « De nombreux séminaires et conférences sont organisés, notamment sur l’IA et le BIM. Je constate que les gens vont écouter ces séances d’information, et ensuite ils viennent poser des questions et se renseigner sur notre stand. Cela fonctionne très bien », indique-t-il.

Autre nouveau exposant cette année : Esri BeLux. Esri est une société américaine qui a développé plus de 400 logiciels de systèmes d’information géographique (SIG), notamment ArcGIS, le principal logiciel de cartographie et d’analyse spatiale. Il s’agit d’une technologie puissante de système d’information géographique qui offre des outils pour capturer, visualiser, éditer, gérer, analyser et partager des données dans le contexte de la localisation. Elle inclut l’accès à des milliers de jeux de données et de cartes sélectionnés, pouvant être explorés et utilisés pour l’analyse et l’obtention de renseignements. « Pour le secteur de la construction, nos logiciels permettent de tout savoir sur l’environnement spatial du chantier et de mieux comprendre l’impact d’un bâtiment dans son environnement. Par exemple, il permet de voir où peuvent voler les drones. Nos logiciels sont aussi utilisés pour des travaux dans le sous-sol, comme cela a été le cas sur la liaison Oosterweel, à Anvers ou encore pour des travaux de construction d’éoliennes en mer », explique Gert Bergers, Business Consultant chez Esri Belux, qui vend les solutions de la société américaine en Belgique et au Luxembourg.
Important à signaler : le BIM et le SIG ne doivent pas être vus comme concurrentiels, mais bien complémentaires. Le BIM se concentre sur le design détaillé et la construction d’un ouvrage alors que le SIG ajoute une couche géographique, spatiale et donc contextuelle. C’est en tout cas l’avis d’une entreprise comme BESIX, qui a utilisé les deux solutions dans le célèbre projet R4WO du ring de Gand. Le SIG pour analyser l’environnement spatial et le BIM pour les éléments de conception comme la détection de conflits et la planification des phases.
Signalons encore que, cette année, le salon accueillait le Madaster Connect Belgique, un moment fort, axé sur la circularité dans la construction, et qui permettait de rassembler les acteurs du secteur et renforcer les liens entre toutes les parties prenantes, de l’architecte au fabricant de matériaux.
Une nouvelle plateforme en ligne Madaster a notamment été présentée, elle offre une solution concrète et innovante qui permet à tous les acteurs d’un projet de construction de mieux comprendre et gérer les matériaux dans leurs projets. Dans cet outil, on retrouve le passeport matériaux, qui donne un aperçu clair et détaillé des matériaux utilisés, de leur performance environnementale et de leur potentiel de réemploi. C’est l’architecte de renommée internationale Thomas Rau qui est à la base de ce concept Madaster. Il était présent au salon et a expliqué sa vision « circulaire » de la construction, qui prône la transparence dans les bâtiments, afin de mieux identifier les matériaux qui y sont présents et leur potentiel de réemploi.
Le mot de la fin revenait à Kristel Dekempeneer, qui organise l’événement chez Embuild. « Cette année encore, l’édition de Digital Construction Brussels a été couronnée de succès, avec un nombre record de visiteurs. Les exposants ont pu rentrer chez eux satisfaits, après avoir noué de nombreux nouveaux contacts. »
Nous vous fixons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour la 9e édition.
