Pour ce projet résolument tourné vers l’avenir qu’est Biotech 5, Igretec avait confié le lot électricité à Sotrelco, qui s’est retrouvée en première ligne pour répondre à la demande d’adaptabilité des installations aux besoins de futurs utilisateurs. L’installateur a pour cela pu compter sur de nombreux partenaires, tels que Niedax Kleinhuis (chemins de câbles), Legrand (solutions de distribution), Obo-Betterman (rails de distribution au sol), Delta Light (éclairage), Eneria Belgique & Luxembourg (groupe électrogène) et Grenson & fils (paratonnerre).
Sur les 4 blocs que compte le bâtiment, un seul avait déjà trouvé preneur lors des travaux. Le bloc D (5000 m2) a donc fait l’objet d’une approche classique, rendue malgré tout complexe au regard des délais imposés par le recours à des subsides européens. François Dequenne : « Nous avons livré les installations techniques en seulement 10 mois, avec distribution électrique par câbles entre étages, la puissance nécessaire étant connue. Ce n’était pas le cas des blocs A, B et C, pour lesquels il s’agissait d’anticiper les besoins futurs en proposant une solution technique modulaire : le système de distribution par jeux de barres (busbar) de Zucchini XCP – Legrand Group offre une grande flexibilité pour adapter aisément la puissance sans surdimensionner lors des futurs aménagements. » En matière de resserrage Rf, l’enjeu étant similaire, Sotrelco a eu recours à des manchons réouvrables, permettant d’adapter le câblage à des exigences futures.

Trois cabines haute tension alimentent les installations : une de 2500 kVA commune aux blocs A et B, une de 1250 kVA pour le bloc C et une de 1000 kVA pour le bloc D. L’installation comporte trois types de circuits (standard, secouru par UPS, et secouru par UPS avec relais par groupe électrogène) : en cas de perte de l’alimentation normale, l’UPS assure la continuité sans interruption, puis le groupe prend le relais, l’UPS restant en service pour garantir la qualité et la continuité de l’alimentation. Les groupes électrogènes sont alimentés en diesel via une cuve de 9000 litres installée à l’intérieur du bâtiment. Michael Mansart, chargé d’affaires pour la partie électricité chez Sotrelco évoque une autre particularité : « Un problème réglementaire de hauteur sous plafond dans les parkings a entraîné le déplacement de la cabine de tête ORES à l’extérieur, compliquant la distribution électrique et nécessitant un travail important sur les chemins de câbles par notre partenaire Niedax. »

Là où les locaux sont climatisés par plafonds SAPP, une parfaite coordination entre le lot HVAC (opéré par VMA et Cegelec) et le lot électricité s’est avérée essentielle afin d’éviter une réouverture des plafonds. Combiner plafonds climatiques et techniques spéciales a demandé un grand soin en exécution. Il en est de même pour la pose des systèmes de rails de distribution au sol (fabricant : Obo-Betterman) permettant de déplacer les prises facilement tout en évitant les rallonges. François Dequenne : « Aligner précisément les rails sur planchers flottants ne fut pas une sinécure. Le résultat, magnifique, n’est pas à la portée du premier installateur venu. » Sotrelco cultive le soin du détail jusqu’à viser l’effet esthétique, puisqu’à son initiative, les chemins de câbles et les détecteurs incendie ont été réalisés en noir pour se fondre dans la couleur des couloirs.
Ces éléments parmi d’autres démontrent la capacité de Sotrelco à gérer un projet complexe avec des contraintes fortes, en anticipant les besoins futurs, en assurant une coordination étroite avec les autres corps de métier, et en soignant les détails techniques et esthétiques.
