L’année 2025 a commencé de manière pour le moins particulière pour les 150 membres du personnel administratif et les directeurs d’Eiffage Construction BeLux, Valens et Eiffage Real Estate Belgium. Le 6 janvier, ils ont pu découvrir leur tout nouveau lieu de travail. Celui-ci n’est plus situé dans le centre de Bruxelles, mais le long de l’avenue Gustave Demey à Auderghem, où diverses filiales du groupe ont uni leurs forces pour transformer un bâtiment typique des années 90 en « The Source », un environnement de bureau ouvert et élégant qui stimule les synergies et la coopération. En outre, Eiffage établit également une nouvelle norme en matière de réduction de CO2, d’efficacité énergétique et de circularité avec son siège ultramoderne, qui renforce son ambition affichée de devenir le leader de la construction à faible émission de carbone.
« Si vous voulez que quelque chose soit bien fait, faites-le vous-même », dit un proverbe bien connu dans le secteur de la construction. À en juger par The Source, cette règle tacite semble certainement s’appliquer. Le groupe Eiffage a mis toute son expertise à contribution pour réaliser un siège résolument tourné vers l’avenir pour ses trois entités bruxelloises, auparavant réparties sur deux sites distincts au cœur de la capitale. « L’objectif de The Source est de créer une meilleure synergie entre nos différentes entreprises et départements dans un bâtiment qui illustre clairement notre expertise », explique Patrick Colas, chef de projet chez Eiffage Real Estate. « Pendant le processus de mise en œuvre, j’ai moi-même agi en tant que représentant du client. Il m’incombait donc de veiller à ce que les travaux se déroulent selon le calendrier proposé et de la manière envisagée par Valens, Eiffage Real Estate et Eiffage Construction BeLux. En théorie, construire pour soi-même n’est pas une tâche facile, mais dans la pratique, cela ne nous a pas marqué. Nos entreprises étaient déjà habituées à travailler ensemble, donc une fois l’équipe projet mise en place, tout s’est très bien passé. »

Cependant, Eiffage Construction BeLux n’a pas choisi la voie la plus facile. Au lieu de construire un bâtiment entièrement neuf, il a opté pour une rénovation radicale. Un choix (environnemental) conscient, comme l’explique Patrick Colas. « Le groupe Eiffage a l’ambition de réduire considérablement son impact CO2, un objectif qui a servi de fil conducteur tout au long du projet. En partant d’un bâtiment existant, nous avons pu réduire considérablement l’empreinte carbone de notre nouveau siège. Compte tenu de la volonté du Groupe de rester solidement ancré dans la région bruxelloise, le choix s’est porté sur un immeuble de bureaux à Auderghem datant de la fin des années 1990 et ayant appartenu auparavant à une banque et à une compagnie d’assurance. Non seulement il était facilement accessible, dans un quartier calme et verdoyant en pleine évolution, mais il était aussi en relativement bon état et bâti sur une structure intéressante. La forme en angle et la profondeur limitée du bâtiment (13 mètres) nous ont permis de garantir un éclairage naturel suffisant dans les étages de bureaux ouverts, sans créer de noyau central sombre. Et en préservant le squelette en béton existant, nous avons pu économiser immédiatement 852 tonnes de CO2. La sous-structure et les noyaux sanitaires sont également restés intacts. Les techniques, l’aménagement intérieur et la façade, en revanche, ont été entièrement renouvelés. »
L’agence bruxelloise R²D² Architecture fut chargée de concrétiser la vision et les ambitions d’Eiffage. « Nous avions déjà travaillé avec eux, par exemple pour la réalisation de Vandergroten pour citydev.brussels, et nous étions très satisfaits des résultats », explique Patrick Colas. « Nous leur avons demandé de concevoir quelque chose qui créerait un effet ‘waouh’ au premier regard. Notre nouveau bâtiment devait être une véritable vitrine et donc afficher une identité visuelle forte. La façade d’origine, qui était démodée depuis un certain temps, a fait place à une façade transparente tripartite. L’idée était de travailler avec un système de lames qui garantirait non seulement un aspect esthétique, mais empêcherait également la surchauffe. ∂
Les lamelles en aluminium thermolaqué sont positionnées et orientées – en fonction de la façade sur laquelle elles sont placées – de manière à bloquer l’excès de lumière naturelle avant qu’elle n’atteigne le mur-rideau à triple vitrage situé derrière. Elles créent ainsi l’ombre nécessaire pendant les mois chauds de l’été et réduisent les besoins de refroidissement du bâtiment. De plus, une structure diagonale en acier a été placée jusqu’au toit. Elle sert à renforcer l’ensemble et remplit également une fonction décorative. Le toit et la façade se fondent ainsi parfaitement l’un dans l’autre. »

The Source attire également tous les regards d’un point de vue technique et énergétique, une décision conceptuelle importante à la base de la réduction d’émissions de CO2 prévue, souligne d’ailleurs Patrick Colas. « En rationalisant l’utilisation de l’espace et en réfléchissant à l’avance à la façon dont nous voulions procéder, nous avons pu réduire de 50% la surface dont nous avions besoin, passant de 6622 m² par le passé à 3113 m² aujourd’hui. Ceci, combiné à des technologies économes en énergie comme une pompe à chaleur innovante au CO2 alimentée par des panneaux photovoltaïques et toute une série d’applications de construction intelligente qui maximisent le confort et nous permettent de surveiller de près la consommation d’énergie, fait une grande différence. L’éclairage (dont la température de couleur et l’intensité s’adaptent automatiquement au rythme biologique des personnes présentes), le chauffage, la ventilation et la sécurité sont interconnectés en temps réel via un système avancé de gestion technique du bâtiment. De nombreux capteurs et détecteurs ont été installés dans toutes les pièces pour détecter la présence, mesurer l’humidité, le taux de CO2, etc., ce qui nous permet de contrôler en permanence le nombre de personnes présentes dans une pièce donnée à un moment donné. Nous pouvons ainsi coordonner de manière optimale le contrôle de notre bâtiment et notre gestion de l’énergie. Nos collaborateurs peuvent utiliser leur smartphone pour réserver des salles de réunion, gérer la température, régler l’éclairage, etc. Bref, nous n’avons rien laissé au hasard. A titre d’essai, nous avons même placé une éolienne urbaine de la société Renewind sur le toit. Nous avons donc mis les bouchées doubles pour tenir la promesse d’une construction à faible émission de carbone. »
Ce constat s’applique également à l’utilisation des matériaux. Conformément à l’idée de circularité, Eiffage a choisi d’utiliser autant de matériaux recyclés que possible. « Pendant la phase de démolition, nous avons démonté de nombreux éléments intérieurs qui ont ensuite été réutilisés, comme des faux-planchers, des portes, des cuvettes de toilettes, etc. Cela n’a pas été évident car nous avons dû les stocker sur le chantier même, mais cela en valait la peine. Le revêtement de sol est également en partie de réemploi, même s’il était bien sûr impossible de trouver environ 2000 m² de moquette du même type. C’est pourquoi nous avons posé deux modèles différents par étage, avec une couleur « chaude » et une couleur « froide ». Il en va de même pour les carreaux de céramique dans les sanitaires, qui varient dans les toilettes pour hommes et pour femmes. De plus, un tiers du mobilier de bureau de nos anciens locaux a été réutilisé ici. C’est ainsi que nous sommes parvenus à un mix idéal de matériaux existants et nouveaux. Le fait que la construction de la façade soit composée à 20% d’acier recyclé s’inscrit également parfaitement dans nos efforts en matière de développement durable. »
D’un point de vue architectural, la structure asymétrique du toit a constitué le plus grand défi, explique Patrick Colas. « Le toit n’est pas seulement incliné, mais il change également d’angle. Grâce aux technologies numériques, notre société sœur Sabem a réussi à développer une solution véritablement révolutionnaire. Bien que les projets de rénovation de ce type puissent toujours réserver des surprises, l’exécution s’est déroulée presque sans accroc et les raccords sont tombés juste quasi immédiatement. D’autres entreprises de notre groupe ont également contribué à la construction de The Source, comme Reynders (mobilier fixe), Solufak (équipement audiovisuel) et Duchêne (menuiserie). Pour toutes les parties concernées, ce projet a été une occasion unique d’acquérir de l’expérience dans ce type de rénovation, qui deviendra de plus en plus courant à l’avenir compte tenu de l’essor de la construction circulaire et du manque croissant de terrains à bâtir disponibles dans nos régions. Nous avons pu tirer de précieux enseignements tant sur le plan de la construction que sur celui de la promotion immobilière. Comme nous étions nous-mêmes maître d’ouvrage, nous avons également eu la liberté et la flexibilité de tester certaines choses. A titre d’exemple, on peut citer l’escalier que nous avons construit en béton bas carbone produit par notre société sœur Vuylsteke-Eiffage, ce que nous n’aurions peut-être pas osé faire dans un autre projet. Ces tests nous ont permis de découvrir de nombreuses choses qui nous permettront certainement de faire la différence dans nos futurs projets. »

Après trois ans de dur labeur, les entités bruxelloises d’Eiffage Construction BeLux ont pu emménager dans leur nouveau siège social début janvier. « Un moment excitant, et les réactions ont été extrêmement positives. Tout le monde est très fier du résultat. Nous ne sommes ici que depuis quelques semaines, mais nous avons l’impression d’être chez nous depuis des années », s’enthousiasme Patrick Colas. « Passer d’un environnement de bureau traditionnel avec de nombreux bureaux individuels à un espace ouvert où le travail paperless et la politique clean desk sont la norme, n’est pas une mince affaire, mais la transition s’est très bien déroulée. Nous avons tout mis en œuvre pour que nos collaborateurs puissent reprendre leurs activités professionnelles sans interruption après les vacances de Noël. Nous avons dû courir contre la montre pour terminer le déménagement et livrer provisoirement dans les temps, mais lorsque tout a fonctionné parfaitement par la suite, la satisfaction a été encore plus grande. La réalisation de ce nouveau siège social nous a permis de rationaliser le fonctionnement de nos bureaux et nous en récoltons déjà les fruits. L’aménagement ouvert encourage les interactions sociales et l’espace détente au dernier étage, qui comprend une table de ping-pong, un baby-foot et une grande terrasse sur le toit, contribue également à une atmosphère de travail agréable. La magnifique œuvre d’art au plafond résume parfaitement l’ADN de The Source. Elle représente un essaim d’abeilles et symbolise ainsi la dynamique d’équipe que le groupe Eiffage s’efforce de créer. Il n’y a pas de meilleur endroit pour contribuer ensemble à la construction d’un avenir plus durable !
Fiche technique
Maître d’ouvrage Eiffage Construction BeLux, Valens et Eiffage Real Estate Belgium
Architecte R²D² Architecture
Entreprise générale Valens