Plateforme pour le bâtiment, le génie civil et les infrastructures en Belgique francophone et au Grand-Duché de Luxembourg
Restaurer le cœur battant de la cité du Doudou

Restaurer le cœur battant de la cité du Doudou

Façades, maçonneries, isolation et toitures marquent la première phase de restauration-rénovation énergétique de l’Hôtel de Ville de Mons, tandis que la seconde phase a consisté en la restauration des salons, un chantier qui a mobilisé des corps de métiers très différents. Active sur le site depuis les premiers travaux sur l’enveloppe extérieure, l’entreprise Galère y fait valoir le savoir-faire de sa cellule restauration. Un chantier de longue durée où les contraintes patrimoniales se conjuguent avec celles d’un lieu central où continue de battre le cœur de la vie montoise.

De l’enveloppe extérieure aux salons

L’hôtel de ville comprend un ensemble complexe de bâtiments, dont certains remontent aux XVe, XVIIe et XVIIIe siècles. L’ensemble est classé patrimoine exceptionnel. Engagée par la Ville avec le soutien de la programmation FEDER 2014-2020, la restauration – rénovation énergétique de l’ensemble se poursuit dans le cadre du FEDER 2021-2027. L’objectif consiste notamment à limiter les pertes énergétiques tout en respectant les caractéristiques du bâti ancien.

Lors de la première phase, Galère a pris en charge quatre des cinq lots liés à l’enveloppe extérieure, explique Bertrand Bonmariage, responsable de la cellule D24 : façade principale, toiture du bâtiment central et toitures des bâtiments situés de part et d’autre. « Tous les travaux de maçonnerie, de réparation et de remplacement de pierres ont été réalisés par notre propre main d'œuvre spécialisée, hormis la sculpture qui a été réalisée par notre sous-traitant partenaire l'Atelier de Sculpture srl », précise-t-il.

La façade gothique, particulièrement sculptée, nécessitait une approche minutieuse. La pierre de Bray, carrière d’origine, n’étant plus exploitée, c’est une carrière vosgienne dont les pierres présentaient les mêmes caractéristiques qui ont été sélectionnées. Échantillons et pièces d’épreuve ont été soumis au comité d’accompagnement afin de trouver les teintes, formats et caractéristiques appropriés. « C’est vraiment la spécificité de la restauration : les choix se définissent souvent sur chantier, en concertation. »

Restaurer le cœur battant de la cité du Doudou 1

Restaurer en respectant la diversité

L’étape suivante a consisté en la restauration de 8 salons historiques, tous différents. Parquets, pierres et marbres, lambris, tapisseries, peintures, toile de plafond marouflée, décors peints, stucs, staff, tentures, moulures ou dorures : la diversité des éléments a nécessité l’intervention de nombreux artisans spécialisés. En parallèle, les installations électriques, la détection incendie et les équipements nécessaires à la scénographie ont été intégrés en limitant leur impact visuel, tout en étant à la pointe des technologies modernes, notamment au niveau de la gestion domotique.

« Il fallait parfois déposer des lambris, suivre les joints de briques et passer là où c’était possible pour cacher les câbles », explique Bertrand Bonmariage. Cette coactivité entre restaurateurs, doreurs, peintres, staffeurs et techniciens a constitué l’un des plus beaux défis du chantier, qui n’a été possible que grâce à l’envie commune de réussir un pari osé. Par ailleurs, la disponibilité limitée et le rythme de travail de certains artisans ont imposé une coordination étroite.

Composer avec la vie de la Grand-Place

Le calendrier représentait un autre enjeu. Mariages, occupation administrative et événements sur la Grand-Place imposent régulièrement d’adapter l’organisation. Lors du Doudou, certaines installations doivent notamment être démontées ou fortement réduites. « Le chantier doit s’adapter et s’intégrer à toute l’activité montoise », résume Bertrand Bonmariage.

Les interventions se poursuivent aujourd’hui sur les bâtiments à l’arrière, notamment au niveau des toitures en ardoise, de l’isolation des planchers et des éléments en cuivre et en zinc. Cette phase du chantier devrait durer encore 3 ans.

Restaurer le cœur battant de la cité du Doudou 2

Un chantier emblématique

Pour la cellule D24 de Galère, qui compte une dizaine d’employés et une cinquantaine d’ouvriers, le chantier de l’hôtel de ville de Mons est emblématique en ce sens qu'il rassemble pratiquement toute la palette des métiers : gros œuvre, taille de pierre, toiture, parachèvements et ferronnerie. Avec une dimension affective particulière pour les ouvriers originaires de la région. « Certains étaient fiers de pouvoir travailler sur un bâtiment qui signifie quelque chose pour eux », conclut Bertrand Bonmariage.

Restaurer le cœur battant de la cité du Doudou 3

FICHE TECHNIQUE

Maître d'ouvrage : Ville de Mons

Entreprise générale : Galère

Connexes articles

"*" indique les champs obligatoires

Ce champ est utilisé à des fins de validation et ne doit pas être modifié.

Envoie-nous un message

Pouvons-nous vous aider à trouver des solutions ?

Voir tous les résultats