Plateforme pour le bâtiment, le génie civil et les infrastructures en Belgique francophone et au Grand-Duché de Luxembourg
Pneus d’engins de chantier et de génie civil : une matière première utile pour l’économie circulaire
Chaque année, environ 17 000 pneus d’engins lourds arrivent sur le marché belge. Étant donné la complexité de leur composition, le recyclage dans le secteur du terrassement et du génie civil requiert une approche spécialisée.

Pneus d’engins de chantier et de génie civil : une matière première utile pour l’économie circulaire

En Belgique, les pneus usés d’engins lourds finissent de moins en moins souvent dans des incinérateurs, pour être réintroduits dans la chaîne de production. Dans ce cadre, Recytyre se voit confier une mission claire : transformer les déchets de caoutchouc en matière première à part entière. À l’occasion des Demo Days, cette organisation vous invite à visiter son stand, où elle vous dira tout sur vos obligations en matière de pneus, ainsi que sur l’ensemble du processus de collecte et de recyclage.

Les engins de terrassement et de génie civil représentent environ 17 000 pneus par an sur le marché belge. C’est peu par rapport aux six millions de pneus de voitures, mais en termes de recyclage, c’est loin d’être négligeable – non seulement en raison de leur format, mais aussi de leur complexité technique. 

Pneus d’engins de chantier et de génie civil : une matière première utile pour l’économie circulaire 1
Chris Lorquet, CEO de Recytyre : « Bon nombre d’importateurs et d’entrepreneurs ne connaissent pas notre organisation, ignorent quelles sont leurs obligations, et ne savent pas non plus qu’ils peuvent se débarrasser gratuitement de leurs déchets. »

Collecte gratuite

« En fait, le processus est simple », lance Chris Lorquet, CEO de Recytyre. « L’importateur de véhicules ou de machines déclare chaque mois le nombre de pneus qu’il met sur le marché. Ensuite, nous nous chargeons de tout : collecte, traitement et communication aux autorités. »

Les entrepreneurs et centres de montage s’enregistrent gratuitement en tant que point de dépôt, collectent les pneus usés de leurs clients selon le principe du « un contre un » (un nouveau contre un ancien), et peuvent ensuite faire collecter gratuitement ces pneus usés. Pourtant, ces règles sont souvent méconnues. « Bon nombre d’entre eux ne connaissent pas notre organisation, ignorent quelles sont leurs obligations, et ne savent pas non plus qu’ils peuvent se débarrasser gratuitement de leurs déchets. »

La pyrolyse pour un recyclage de qualité

La Belgique est un pays pionnier dans le domaine du recyclage. « Il n’y a pratiquement plus de caoutchouc qui parte dans l’industrie du ciment », poursuit Chris Lorquet. Le caoutchouc collecté est broyé en granulats ou en poudre, et employé comme matériau absorbant les chocs et les vibrations dans les terrains de sport, les voies ferrées et les couches de construction. Mais ce n’est pas tout. L’étape suivante est aussi la plus rentable. La pyrolyse permet de transformer le caoutchouc en huile pour l’industrie chimique, et même en noir de carbone pour une réutilisation dans la production de pneus.

Pour les chenilles de machines de construction, qui ne sont encore couvertes par aucun cadre légal, Recytyre est en train d’étudier un nouveau modèle de collecte. Enfin, l’organisation soutient également des initiatives externes en matière de circularité dans l’industrie du caoutchouc via le Green’er Fund, au sein de la Fondation Roi Baudouin. 

Connexes articles

"*" indique les champs obligatoires

Ce champ est utilisé à des fins de validation et ne doit pas être modifié.

Envoie-nous un message

Pouvons-nous vous aider à trouver des solutions ?

Voir tous les résultats